62% des jeunes en France prêts à une « révolte de grande ampleur »

“Perdue” et “sacrifiée”. Ce sont les mots choisis par les jeunes pour définir leur génération, dans une enquête menée par Sciences Po. Des jeunes qui seraient aussi prêts à participer à une révolte…

Illustration - AFP
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Avec son enquête “Génération What ?”, Sciences Po récolte depuis plusieurs mois les avis des 18-35 ans en France et dans le reste de l’Europe sur des sujets clés comme l’emploi, la famille, la vie en société, la sexualité… Plus de 600.000 jeunes ont déjà répondu aux questions de cette enquête en ligne, parmi lesquels environ 250.000 Français. Destinée à mieux comprendre leurs attentes, leurs craintes et leurs valeurs, l’enquête fait apparaître un véritable malaise chez les jeunes, doublé d’une colère contestataire qui pourrait se radicaliser.

Selon la sociologue Anne Muxel qui a travaillé sur un échantillon représentatif de 20.000 jeunes Français, 62% d’entre eux déclarent être prêts à “participer demain ou dans les prochains mois à un grand mouvement de révolte”, explique-t-elle dans Le Monde.

Les résultats révèlent également l’opinion très négative que se font les jeunes des hommes politiques. “C’est absolument massif. C’est huit jeunes sur dix qui n’ont pas confiance dans les politiques et 99% d’entre eux pensent qu’ils sont corrompus”, déclare ce vendredi dans Bourdin Direct Anne Muxel, directrice de recherche au centre de recherches de Science Po.

Une “génération sacrifiée” ?

La majorité des jeunes Français estime qu’il y a de plus en plus d’inégalités en France, et 61% considèrent que le système éducatif ne donne pas sa chance à tous ; c’est 7% de plus que pour le total des votants. Comment expliquer ce ressentiment, cette perte d’espoir des jeunes en la société ? Anne Muxel appporte un élément de réponse : “Les jeunes sont confrontés au chômage, ont du mal à trouver du travail, quand ils en trouvent ils l’exercent dans des conditions difficiles. Ils ont intériorisé qu’ils sont les enfants de la crise, qu’ils sont une génération sacrifiée”, explique-t-elle à l’antenne.

“Un certain défaitisme au niveau collectif “

En effet, 46% des jeunes Français estiment que leur avenir ne sera pas aussi bon que la vie qu’ont menée leurs parents. Et cela ne s’arrête pas là : 46% également pensent que la vie de leurs enfants sera pire que la leur ! “L’état du monde, et de la société française notamment, leur inspirent un certain défaitisme au niveau collectif” déclare encore Anne Muxel, dans le journal du CNRS.

“Ça nourrit un sentiment de frustration et beaucoup de ressentiment. Ils rejoignent ce que l’on mesure sur l’ensemble de la population française : on sent bien qu’il y a un potentiel contestataire important. Six Français sur dix se disent prêts à descendre dans la rue pour un mouvement contestataire” explique-t-elle dans Bourdin Direct.

Mais l’étude révèle aussi chez les jeunes une vraie volonté de s’engager et d’agir pour le futur. Depuis la précédente étude, il y a trois ans, l’écologie notamment a pris une place beaucoup plus importante dans leurs esprits. Ils estiment également que l’Etat devrait créer un service obligatoire alternatif à l’armée, un service civil (humanitaire, hospitalier, écologique, social…).

Source: Yahoo

Le 18/12/16 by Francky

franck
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J'ai pris ma première bouffée d'air un 19 mars 1971 à Mâcon en Saône et Loire (71). Passionné par les grands mystères de la vie, par l'humain et notamment son comportement, Je cherche des réponses à mes questions que je n'aurai surement jamais vu la complexité du fonctionnement du genre humain. Les guerres et les haines que génèrent les religions ou la différence de couleur de peau principalement me laisse à penser que l'homme est un ignorant bestial et que les actions qui nous mèneront sur le chemin de l'amour de son prochain, peu importe nos différences, ne sont pas assez nombreuses. Néanmoins j'ai foi en l'être humain...

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