Le mystère de l’orgasme féminin enfin dévoilé

Couple having sex

C’est une étude « très sérieuse » qui le prouve : l’orgasme féminin est différent de l’orgasme masculin … comme si on l’ignorait encore.

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L’étude a été réalisée auprès de 6151 hommes et femmes âgés de 21 à plus de 65 ans mais restreinte à 2850 hommes et femmes célibataires ayant eu une activité sexuelle régulière avec un partenaire stable durant les 12 mois précédant la mise en place de cette étude. Il est apparu que 85 % des hommes avaient régulièrement un orgasme lors d’une relation sexuelle avec leur partenaire régulière alors que seulement 63 % des femmes étaient satisfaites. Dans la catégorie des gays le pourcentage était sensiblement identique et pour les lesbiennes ce « taux de réussite » atteignait 75 %. Ce résultat paru dans le Journal of Sexual Medicine (voir le lien) a rendu perplexes les auteurs de cette étude qui se sont finalement posé la question de savoir à quoi peut bien servir l’orgasme féminin. Que mes lectrices se rassurent les auteurs de cette étude étaient toutes des femmes !

En entrant dans les détails, les lesbiennes déclarent avoir une relation sexuelle avec leur partenaire qui dure en moyenne entre 30 et 45 minutes alors que les femmes hétérosexuelles ont rarement une relation durant plus de 30 minutes avec leur partenaire masculin (plutôt pas plus de dix minutes), ceci pouvant expliquer la différence de satisfaction entre les femmes hétérosexuelles et les lesbiennes. Mais la question centrale qui aurait pu être décryptée par cette étude est l’utilité de l’orgasme féminin. Une autre étude parue cette fois dans le Journal of Experimental Zoology (voir le lien) tente d’apporter une explication à cette signification de l’orgasme féminin outre le fait qu’il est une source de plaisir physique que mes lectrices ne réfuteront certainement pas.

Aristote avait déjà remarqué que l’orgasme féminin n’était pas lié à la reproduction alors qu’au contraire l’orgasme de l’homme, synonyme d’éjaculation et donc de transfert de gamètes, est par définition corrélé à cette fécondation. De plus la femme est sexuellement réceptive tout au long du cycle menstruel comme certains primates, mais ce n’est généralement pas le cas des autres mammifères. L’orgasme féminin qui s’accompagne d’une « bouffée » de prolactine et d’ocytocine n’a donc, pour les scientifiques, pas de raison d’être d’un point de vue strictement physiologique puisqu’il n’entraine pas automatiquement d’ovulation … Ça laisse rêveur !

Sigmund Freud en rajouta une couche au début du XXe siècle en considérant que l’orgasme clitoridien était une déviation relevant de la psychiatrie. Ce sombre individu, lui-même obsédé sexuel, reporta sur ses patientes ses obsessions malsaines tout au long de sa carrière de charlatan et fit malheureusement pour un grand nombre de femmes des dégâts irréparables. Pour Freud les femmes étaient toutes plus ou moins des nympho-maniaques qu’il fallait traiter en conséquence. Pour Freud l’orgasme féminin était une déviation des sens … On croit encore aux théories absconses de ce sinistre individu, c’est dire à quel point l’opinion généralement masculine de l’orgasme féminin est encore entachée d’a priori défavorables et d’erreurs !

Il faut donc rechercher l’origine de l’orgasme féminin du côté de l’évolution darwinienne. Par exemple les singes macaques femelles se masturbent et cet acte provoque une ovulation qui les conduira naturellement à s’accoupler en vue d’être fécondées. Il est intéressant de noter que la position du clitoris par rapport à l’entrée du vagin se trouve être corrélée phylogénétiquement au mode d’ovulation. En d’autres termes lorsque le clitoris, l’un des éléments anatomiques centraux favorisant l’orgasme – du moins sa partie visuellement apparente – est éloigné de l’entrée du vagin, l’ovulation est spontanée et non réflexe en association avec un rapport sexuel. C’est le cas chez la plupart des primates dont la femme. L’origine embryonnaire du clitoris est identique à celle du pénis et au cours de l’évolution le clitoris a perdu ses fonctions liées à la fécondation en se retrouvant éloigné du vagin et de l’orifice urinaire. Chez la femme cet organe ne joue donc plus de rôle dans l’initiation de l’ovulation et n’est plus présent que pour le plaisir … Comme la nature a bien fait les choses pour les femmes qui ont l’immense privilège de pouvoir jouir (sans jeu de mot) de plusieurs orgasmes, ce qui n’est certainement pas le cas de l’homme !

Source : jacqueshenri

Le 16/08/16 by Francky

franck
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J'ai pris ma première bouffée d'air un 19 mars 1971 à Mâcon en Saône et Loire (71). Passionné par les grands mystères de la vie, par l'humain et notamment son comportement, Je cherche des réponses à mes questions que je n'aurai surement jamais vu la complexité du fonctionnement du genre humain. Les guerres et les haines que génèrent les religions ou la différence de couleur de peau principalement me laisse à penser que l'homme est un ignorant bestial et que les actions qui nous mèneront sur le chemin de l'amour de son prochain, peu importe nos différences, ne sont pas assez nombreuses. Néanmoins j'ai foi en l'être humain...

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