Obama cède le pas à Donald Trump, non sans mises en garde

Le président américain Barack Obama répond aux questions de la presse pour une dernière fois.
Le président américain Barack Obama répond aux questions de la presse pour une dernière fois. Photo : Getty Images/Chip Somodevilla

« Nous ne pouvons forcer les parties à en arriver à une solution de paix », a affirmé le président Obama, rappelant toutefois qu’il était du rôle des États-Unis de faciliter et d’encourager les discussions entre Israéliens et Palestiniens.

En campagne électorale, Donald Trump avait brandi la possibilité de déménager l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv – où elle se trouve actuellement – à Jérusalem. David Friedman, nommé ambassadeur en Israël par l’équipe de transition de M. Trump, a lui-même qualifié Jérusalem de « capitale éternelle d’Israël ».

Dans ses derniers échanges avec les médias, mercredi, le président sortant a réitéré qu’il fallait trouver une solution « à deux États » dans cette région « potentiellement explosive ».

« Mes vues sur la question sont, de toute évidence, différentes de celles du président élu et de son candidat au poste d’ambassadeur [en Israël] », a reconnu M. Obama.

« Lorsque des mesures soudaines et unilatérales sont prises et qu’elles touchent à des questions fondamentales et à des sensibilités de chacun des côtés, cela peut être explosif ».

Barack Obama, parlant de la question israélo-palestinienne, lors de sa dernière conférence de presse à titre de président des États-Unis

Barack Obama affirme être « profondément inquiet » sur cette question.

« Le statu quo est insoutenable et il pourrait être dangereux pour Israël, mauvais pour les Palestiniens, mauvais pour la région et mauvais pour la sécurité aux États-Unis », a déclaré le président sortant.

Le citoyen Obama

À moins de 48 heures de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama, 55 ans, dit entretenir le projet d’écrire, de célébrer son 25e anniversaire de mariage avec sa femme, Michelle, et, enfin, de consacrer un temps précieux à ses deux filles.

Mais le citoyen qu’il est n’entend pas demeurer silencieux advenant que de la discrimination systématique soit pratiquée dans son pays, que des obstacles soient faits au droit de vote ou, encore, que l’on tente de faire taire les voix discordantes ou la presse.

C’est d’ailleurs en saluant le rôle salutaire des médias dans la démocratie américaine que le président sortant a commencé sa dernière allocution devant les journalistes. « Nous avons mieux servi la population grâce à vous », a-t-il affirmé aux nombreux représentants des médias, dans le cliquetis frénétique des appareils photos.

L’équipe du président élu a évoqué, dimanche dernier, la possibilité de déménager la salle de presse sise depuis des décennies dans l’aile ouest de la Maison-Blanche. Une perspective alarmante pour la communauté journalistique, habituée de travailler non loin des hauts responsables de l’administration américaine.

Barack Obama affirme aussi qu’il pourfendra l’idée « d’expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains ».

L’exemple dissuasif de Chelsea Manning

Dans un autre ordre d’idées, le président Obama a balayé du revers de la main les critiques lui reprochant d’avoir réduit la peine imposée à Chelsea Manning, condamnée à 35 ans de prison en 2013 pour avoir transmis des documents confidentiels au site WikiLeaks.

Celle qui s’appelait Bradley Manning avant de changer d’identité sexuelle sortira finalement de prison en mai. L’affaire a soulevé la colère de nombreux républicains, dont le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui a dénoncé une décision « scandaleuse », établissant un « dangereux précédent ».

Mais selon Barack Obama, Chelsea Manning « a servi une dure peine de prison », et quiconque songerait à divulguer des renseignements classifiés devrait y songer à deux fois avant de passer à l’action. Sa peine était par ailleurs « disproportionnée » par rapport à d’autres qui ont divulgué des documents classifiés.

« Justice a été rendue, et un message a été envoyé en matière de sécurité nationale ».

Barack Obama, su sujet de la réduction de peine qu’il a accordée à Chelsea Manning

Anticipant les questions, le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest avait souligné dans des entrevues mercredi que Mme Manning avait purgé une peine cohérente pour des crimes du genre. Il a aussi contre-attaqué, en rappelant que le président désigné Donald Trump a semblé prendre la défense du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, lorsque ce dernier a nié que les Russes lui avaient fourni des informations piratées au Parti démocrate.

« Je serais tenté de dire que c’est une incroyable démonstration de malhonnêteté intellectuelle de la part des républicains au Congrès, mais en fait, c’est normal pour eux », a-t-il commenté lors d’un événement organisé par le Christian Science Monitor.

Dans un tweet publié mercredi, Wikileaks affirme que M. Assange est prêt à se rendre aux États-Unis, où il fait face à de lourdes accusations, « à condition que ses droits soient garantis ».La semaine dernière, WikiLeaks avait déclaré que M. Assange accepterait d’être extradé si le président américain faisait preuve de clémence envers Chelsea Manning. La Maison-Blanche assure cependant qu’il n’y a aucun lien entre ce message et la décision de Barack Obama.

M. Obama a aussi reçu des questions sur les politiques à venir de l’administration Trump, particulièrement au sujet de l’Obamacare, élément majeur de son héritage politique, que M. Trump a promis de démanteler et de remplacer, mais sans donner de détails. Des questions de politique étrangère, concernant notamment la Russie, ont aussi été abordées.

M. Obama quitte la Maison-Blanche fort d’un taux d’approbation de 61 % selon le plus récent sondage Washington Post- ABC News.

À titre de comparaison, M. Trump n’a l’appui que de 41 % de ses compatriotes, le taux le plus faible enregistré par un nouveau président depuis 40 ans.

Au cours de cette période, le moins populaire des nouveaux locataires de la Maison-Blanche avait été Ronald Reagan, qui récoltait tout de même un taux d’approbation de 58 %.

Plus tôt cette semaine, M. Trump avait dénigré les sondeurs qui avançaient des chiffres comparables, en assurant qu’ils avaient tout faux.

Source: Radio-Canada.CA

Le 19/01/17 by Francky

franck
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J'ai pris ma première bouffée d'air un 19 mars 1971 à Mâcon en Saône et Loire (71). Passionné par les grands mystères de la vie, par l'humain et notamment son comportement, Je cherche des réponses à mes questions que je n'aurai surement jamais vu la complexité du fonctionnement du genre humain. Les guerres et les haines que génèrent les religions ou la différence de couleur de peau principalement me laisse à penser que l'homme est un ignorant bestial et que les actions qui nous mèneront sur le chemin de l'amour de son prochain, peu importe nos différences, ne sont pas assez nombreuses. Néanmoins j'ai foi en l'être humain...

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