Sarkozy : ce que vos impôts paient au nouveau président de l’UMP

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Elu à la tête de l’UMP , Nicolas Sarkozy continue de bénéficier de nombreux avantages en tant qu’ex-président de la République. Une situation inédite qui fait grincer des dents au PS…
C’est du jamais vu en France. Depuis samedi, un ex-président de la République est le chef du principal parti d’opposition, qu’il ambitionne de représenter à la prochaine présidentielle en 2017. Ce qui pose, selon plusieurs députés socialistes, un problème de mélange des genres… et des sous. Cinq d’entre eux ont ainsi signé une tribune appelant Nicolas Sarkozy à renoncer aux avantages que lui offre toujours la République en tant qu’ancien chef de l’Etat, dont voici l’inventaire :

– Indemnité mensuelle : 6000 euros brut
– Bureau de fonction de 320 m2 à Paris : 15.000 euros par mois
– Sept collaborateurs
– Deux agents de police pour assurer sa sécurité
– Une voiture de fonction avec chauffeurs
– Voyages illimités sur Air France en classe affaires
– Voyages illimités avec la SNCF en première classe

En plus de ces avantages, un ancien président de la République siège de droit au Conseil constitutionnel, ce qui lui vaut une indemnité de 11.500 euros mensuels. En l’occurrence, Nicolas Sarkozy y a renoncé en juillet 2013, après que ledit Conseil a rejeté ses comptes de campagne présidentielle.

En tout, selon le député socialiste René Dosière, qui s’est fait une spécialité de décortiquer les finances de l’Etat, les anciens chefs d’Etat coûtent ainsi à la France entre 1,5 et 2 millions d’euros.
Des dispositions « d’un autre temps » qui « s’adressent aux anciens présidents devenus observateurs de la vie publique », estiment les députés signataires de la tribune. Et de s’interroger : « Au nom de quoi le contribuable français doit-il être le complice du retour caricatural du chef en manque de reconnaissance et d’actions ? » Nicolas Sarkozy ayant fait le choix de revenir, argumentent-ils, il « perd sa neutralité » et « doit pleinement assumer son changement de statut ». En renouvelant, d’une part, son engagement à ne pas siéger au Conseil constitutionnel, et en renonçant « à l’ensemble de ses indemnités d’ancien président, qui financent dès aujourd’hui et de façon détournée sa campagne pour le ‘trône' ».

Des avantages mais pas de salaire à l’UMP
« L’UMP compensera avec ses propres agents de sécurité, bureaux, etc », assure Yann Galut à metronews. Au parti, on reconnaît que Nicolas Sarkozy bénéficiera, « comme n’importe quel président de parti », des services nécessaires à l’exercice de sa fonction : secrétariat, bureau, chauffeurs… Mais on rappelle que le statut d’association interdit de rémunérer son président.
Hors ses indemnités d’ex-chef de l’Etat, les revenus de Nicolas Sarkozy lui proviennent donc de deux sources. Du cabinet d’avocats Claude & Sarkozy, dans lequel il est associé, qui a vu son chiffre d’affaires bondir de 23% en 2013, pour un bénéfice annuel de 549.522 euros. Ainsi que de ses conférences à travers le monde, estimées à 100.00 euros en moyenne, qui lui auraient déjà rapporté 2 millions d’euros depuis 2012. Et qu’il n’a pas l’intention, selon BFMTV, d’arrêter maintenant qu’il est à la tête de l’UMP.

By CC

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